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    Le tap-tap est un des moyens de transport principaux d'Haiti. Le nombre de places varie de 20 à 94 selon la taille du véhicule. La plupart on été décorés. Il n'existe pas de moyens de paiement comme en france ou dans d'autres pays (tickets, billets etc......) on paie en gourdes en fonction de la distance éffectuée. On appelle ces véhicules tap-tap car : ça vient de l'expression "tap on monte, tap on descend".

    Les conditions à bord sont souvent très mauvaises, il y a beaucoup de monde et la circulation en haiti est très difficile.

     J-P


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  • La Minustah

    La minustah: des militaires de différents pays agissent sous l'égide de l'ONU. Mais certains Haitiens sont contre la Minustah. 

    Voici l'inteview :

    Quels Haitiens souhaitent que les armées (l'ONU) quittent leur territoire ?

    - D'abord il y a les jeunes (presque tous de gauche). Ensuite, des personnes d'extrême droite et qui veulent le retour des armées Haïtiennes. Poutant, en 1960 les militaires Haïtiens avaient été impliqués dans de nombreux coups d'état.

    - Pourquoi les Haitiens veulent-ils le départ de l'ONU ?

    - Ils veulent le départ de l'ONU car des rumeurs d'abus sexuel ciculent. Par ailleurs on soupconne les troupes de la Minustah d'avoir apporté le choléra à Haiti. Mais il faut savoir que l'ONU aide aussi le peuple dans les tâches de tout les jours, pour assurer la sécurité. 

                                          IK  

      


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  • "Lorsque s'est produit le séisme j'étais dans mon bureau, à l'agence française de développement. Il était 17 heures moins 3 minutes quand ça s'est mis à trembler . Au départ je croyais que c'étaient les travaux d'à côté, donc je n'y ai pas prêté attention. Mais les secousses ont augmenté et c'est seulement à ce moment que j'ai réalisé que ça pouvait être un séisme. Alors je me suis levée, mais les secousses m'ont poussée à terre. Je croyais que j'allais mourir. Je ne savais plus quoi faire.

    Une fois dehors on se dit qu'arrive pas à y croire ! On se demande ce qui se passe. Puis un nuage de poussière s'est élevé dans le ciel un nuage de pierres cassées!

    Tout le monde a fait preuve d'un courage exceptionnel, pour pouvoir continuer à agir et même se déplacer; les enfants ont été très courageux, personne n'a pleuré.

    Dans la rue, la situation était  terriblement difficile et catastrophique. C'est devenu plus difficile parce que les personnes ont commencé à réaliser ce qui s'était passé, 45 minutes après le séisme. Ils réalisaient qu'ils avaient tout perdu, des proches, des amis. Alors on a commencé à entendre des cris, des pleurs, des prières. Il fallait aussi trouver un abri. Les secousses continuaient, nous devions trouver un abri! pas question de rester près des bâtiments! Le premier réflexe du directeur a été de dire  "Il y a un jardin à la résidence de l'ambassadeur de France". Nous avons retrouvé d'autres ressortissants français.

    Propos retranscris par B.M

      


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  •     L'eau potable est rare à Haïti. En France l'eau potable est facile à trouver car on la trouve à la sortie du robinet mais à Haïti l'eau courante est très rare et cette eau est distribuée par de vieux tuyaux qui ont été abimés par le séisme.

    Sinon l'eau vient par camions à partir des sources qui sont dans la montagne et elle est vendue dans des kiosques, commes les journaux.

    Il n'y a qu'une seule station d'épuration, elle a été construite en 2011 et ne fonctionne pas encore très bien. La station utilise la technique du lagunage (l'eau passe par des bassins remplis de roseaux qui la filtrent grâce à leurs racines). L'eau arrive à la station par des camions qui vont faire des vidanges chez les gens  (vidanges: fait de vider une fosse septique) car le système du tout-à-l'égoût n'existe pas.

    La station d'épuration est vitale à Haïti, car elle filtre l'eau pour la rendre potable et sert à stopper l'épidémie de choléra  (voir l'article sur le choléra).

    ABB


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  • Maline, 22 ans, vit à Port au Prince. Elle est " hébergée " chez M.Saint Fort, une connaissance de sa mère, depuis 2008. Elle y fait la cuisine, le ménage et les courses, mais elle va au collège (équivalent du lycée). Maline est partie de la maison familiale à  12ans, pour étudier à Port au prince. Elle suit une filière professionnelle de secrétariat, et elle passera son bac en juillet 2012. Ses loisirs sont très simples : la lecture, voir ses ami(e)s et danser la salsa et le merengue.

    Elle est partie à cause de problèmes financiers. Sa mère ne pouvait pas s'occuper de ses enfants ; alors elle a demandé à M.Saint Fort d'héberger Maline. 

    M.Saint Fort a une famille qui vit en France et il a 3 enfants qui sont adultes maintenant. Il a témoigné que Maline était comme sa fille.

    Je vous propose de prendre connaissance d'une petite partie de l'interview de Maline. Vous pouvez lire l'intégralité de cette interview sur le site : http://journalistesenherbe.couleurmonde.com

    " Que penses-tu de ton sort ?

    - Je crois que j’ai de la chance. C’est comme le 12 janvier 2010. J’étais à la maison quand il y a eu le tremblement de terre. Heureusement, elle est solide. Elle ne s’est pas effondrée.

    Tu as quitté ta famille à 12 ans. Tu vis chez quelqu’un où tu fais le ménage, la cuisine, les courses. Est-ce que tu es une restavek ?

    - Non.

    Pourquoi ?

    -Parce que je n’ai pas de problème. Dans la rue, il y a une restavek. Elle habite au numéro 2. Elle est toujours sale. Elle ne va pas à l’école et elle est battue."

    Combien gagnes-tu ?

    -Je gagne 200 gourdes par jour parce que je travaille à mi-temps. Les femmes qui travaillent toute la journée, de 6h00 à 18h00, gagnent 500 gourdes (9,22€).

    Avec cet argent que fais-tu ?

    - Je paye le collège. Cela coûte 380 dollars haïtiens par mois 

    (1 900 gourdes). Je paye ma nourriture et mes loisirs"

    JPEG - 36.5 ko

    Voici Maline. (Photo publiée avec l'accord de Maline)

    C.B.


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